Antoine

Avis de recherche de la police

Gendarmerie d'Issoire: 04 73 89 80 80

Antoine mesure 1m10,pour 19 kg

Il serai vétu d'un pantalon bleu de style treillis,d'un t-shirt Blanc,d'un pull bleu clair,d'une veste marron,et de chaussures Nike rouge,noire,et argent

 

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Antoine a disparu depuis jeudi soir. Ses parents l'avaient laissé seul quelques minutes dans leur appartement au premier étage d'un immeuble ancien du vieil Issoire, et ne l'ont pas retrouvé à leur retour. Aucune trace d'effraction n'a été relevée, et les enquêteurs privilégient pour le moment la piste d'une fugue. 

Absent de l'école ces derniers jours en raison de problèmes gastriques, Antoine aurait pu vouloir s'enfuir pour échapper à un retour en cours, selon les gendarmes. Il se serait disputé avec son beau-père à ce sujet peu avant sa disparition. Sa mère et son compagnon étaient toujours en cours d'audition vendredi après-midi.
 
L'enfant mesure 1,10 m pour 19 kg. Il serait vêtu d'un pantalon bleu de type treillis, d'un T-Shirt blanc, d'un pull bleu clair, d'une veste marron et porterait des chaussures Nike à trois couleurs : rouge, noir et argent. Une trentaine de gendarmes de la compagnie d'Issoire, une équipe cynophile venue de Riom et des techniciens de l'investigation criminelle de Clermont-Ferrand, soit plus de 80 personnes, ont entamé des recherches qui, pour l'heure, restent cantonnées au secteur d'Issoire.

Lundi 15 Septembre

L'hypothèse n'était pas privilégiée, mais quatre jours après la disparition du petit Antoine, 6 ans, la justice doit bien l'envisager : le garçonnet a-t-il été enlevé ? Dimanche, le procureur de la république a ouvert une information judiciaire pour "enlèvement et séquestration de mineur". Depuis sa disparition, les enquêteurs évoquaient plutôt la possibilité d'une fugue. "Plus le temps passe, plus l'hypothèse de la fugue perd de la consistance et  je ne suis pas très optimiste", a déclaré le procureur au palais de justice de Clermont-Ferrand. "Il y a des choses que je peux vous dire et d'autres que je ne peux pas vous  dire, car c'est une enquête très difficile que je ne peux pas prendre le risque  de compromettre", a-t-il ajouté.

Sur le terrain, les recherches se poursuivent. Une trentaine de gendarmes ratissent le secteur. "On procède à des vérifications sur des endroits où on est déjà passés,  notamment des hangars", a expliqué le lieutenant-colonel Pascal Palayer, officier de communication de la Région de gendarmerie d'Auvergne.

Plus vu depuis la rentrée des classes

La mère d'Antoine et son nouveau compagnon, qui habitent un appartement au  premier étage d'un immeuble ancien dans le centre d'Issoire, étaient sortis dîner jeudi soir au restaurant entre 20h et 21h15. Selon leurs déclarations, ils avaient constaté la disparition de l'enfant à leur retour. Aucune trace  d'effraction n'a été relevée. La mère a été entendue à deux reprises par les enquêteurs et a maintenu ses déclarations, selon le procureur. Serveuse dans un bar-restaurant d'Issoire, la jeune femme avait été condamnée en 2003 à Clermont-Ferrand, pour trafic de stupéfiants à 18 mois de prison dont 12 avec sursis. Son nouveau concubin est également "connu des services de gendarmerie" pour des faits non précisés.

Le procureur a par ailleurs souligné que les enquêteurs n'avaient "aucun  témoignage crédible de personnes qui auraient vu l'enfant depuis la rentrée des classes". Antoine avait fait sa rentrée scolaire début septembre mais, dès le deuxième  jour, avait manqué l'école en raison, selon sa mère, d'une gastro-entérite, et  n'était plus allé en classe depuis. Toutefois, l'enfant "n'a pas vu de médecins, il n'y a pas de certificat médical", a relevé le magistrat, soulignant que "rien ne corroborait" la version de la mère, elle-même en arrêt maladie pour une raison indéterminée. La jeune femme, en outre, n'a jamais "répondu aux appels du directeur de l'école qui s'inquiétait de l'absence de l'enfant", a ajouté le procureur, regrettant que ce dernier n'ait pas alors alerté la gendarmerie.

En attendant, les recherches se poursuivent. Dimanche, une trentaine de gendarmes ont ratissé le secteur autour du domicile de l'enfant avec "l'espoir de le retrouver vivant". "On procède à des vérifications sur des endroits où on est déjà passés,  notamment des hangars", a expliqué le lieutenant-colonel Pascal Palayer. De nombreuses personnes ont été auditionnées, et plusieurs lieux d'Issoire  perquisitionnés, dont un appartement fouillé par les gendarmes en présence de la mère d'Antoine et de son compagnon. Selon des témoins, un camion appartenant au patron du restaurant a en outre été fouillé, et des prélèvements y ont été effectués.

Conférence de presse de Jean-Yves Coquillat,procureur de la république

Mardi 16 Septembre

L'enquête sur la disparition à Issoire d'Antoine, 6 ans, qui, selon sa mère, est introuvable depuis le 11 septembre, s'annonce "longue et difficile", a affirmé le parquet de Clermont-Ferrand qui ne cache pas son inquiétude.

"Rien n'est clair dans cette affaire, et nous travaillons sur tout", expliquait lundi soir un enquêteur.

"On en est exactement au même point, les heures passent et c'est très inquiétant", a souligné le procureur de la République, Jean-Yves Coquillat.

Selon lui, "c'est une affaire qui sera longue et difficile", si bien qu'il a nommé un deuxième juge d'instruction pour mener l'information judiciaire pour "enlèvement et séquestration de mineur" ouverte dimanche.

Lundi après-midi, le procureur, les juges et les gendarmes se sont rendus au domicile de la mère du garçon, dans le centre d'Issoire, bourgade située à 30 km au sud de Clermont-Ferrand, puis au restaurant dans lequel elle avait dîné le 11 septembre.

Elle avait déclaré la disparition de son fils ce soir-là, indiquant aux gendarmes ne pas avoir retrouvé à son retour du restaurant l'enfant laissé seul à son domicile.

Selon le procureur, rien ne permet de mettre en doute la date déclarée de la disparition. Mais les enquêteurs ne disposent que de "deux témoignages valables" de personnes ayant aperçu l'enfant, seul, le 2 septembre vers 23h00 et le 3 dans l'après-midi.

Les enquêteurs retiennent de moins en moins, "sans complètement l'exclure", la thèse de la fugue.

"Plus le temps passe, plus l'inquiétude grandit", souligne Pascal Geoffray, le directeur de l'école d'Issoire fréquentée par Antoine.

Le directeur, qui est également l'instituteur de la classe de CP où Antoine s'est présenté le jour de la rentrée, le 2 septembre, raconte que le garçon, "arrivé avec sa maman et celui que je suppose être son compagnon (...) avait l'air heureux de découvrir cette nouvelle classe et de retrouver des camarades".

Depuis, le directeur n'a pas revu le jeune garçon. "J'ai appelé à son domicile les jours suivants, en vain. J'avais même prévenu l'inspecteur de l'absence d'Antoine dès le premier jour, mais sans penser au pire: les absences sont fréquentes en CP à la rentrée, car certains parents ne se rendent pas compte que leur enfant n'est plus en maternelle".

Dans le quartier, les commerces ont apposé sur leur vitrine la photocopie de l'avis de recherche d'Antoine.

Au restaurant "Le Bon Croûton", Stéphane Bourcelin est effondré. L'employeur de la mère d'Antoine, qui s'est déclarée en arrêt de maladie depuis le 13 août dernier, voyait l'enfant "quasiment tous les jours" jusque-là et avait de bonnes relations avec lui.

L'homme se déclare quand même "surpris que la disparition n'ait été déclarée que jeudi" alors que selon lui "l'enfant avait disparu avant".

La mère de l'enfant et son compagnon "sont en liberté", selon le procureur. Des scellés en adhésif rouge ont été apposés sur la porte de leur appartement, aménagé dans une bâtisse ancienne du centre d'Issoire, et accessible par un escalier extérieur en haut duquel est posé le petit vélo jaune et bleu d'Antoine.

 Jeudi 18 Septembre

Les recherches continuent  à Issoire (Puy-de-Dôme), où quatre spéléologues ont sondé mercredi le réseau souterrain de la ville . 
Les recherches pour tenter de retrouver Antoine ont été étendues au réseau souterrain de la ville d'Issoire.

Une mauvaise blague. C'est de tous les scenario imaginables celui que les enquêteurs aimeraient sans doute privilégier. Confrontés à une absence totale de pistes, suspendus aux seuls témoignages de la mère et de son concubin, l'enquête patine. Malgré d'impressionnants moyens déployés, toutes les recherches se sont jusqu'alors avérées vaines. Seul élément nouveau, une personne affirme avoir vu l'enfant le 6 septembre, alors qu'aucun témoin n'avait vu Antoine depuis le jour de la rentrée des classes, le 2 septembre dernier.

La disparition d'Antoine, 6 ans et demi, a été signalée par sa mère le soir du jeudi 11 septembre.  Elle a précisé que l'enfant a disparu avec un sac et des biscuits.
Sur la base des affirmations de la mère, la thèse de la fugue avait dans un premier temps été privilégiée, et un hélicoptère doté d'une caméra thermique envoyé à la recherche d'Antoine. Le petit fugitif présumé restant introuvable jusque dans les gares, le dispositif a été renforcé et la cellule d'enquête augmentée d'une quarantaine de gendarmes, qui font depuis mardi du porte à porte, à la recherche de témoignages. Les équipes cynophiles, elles, fouillent les caves, pendant que deux plongeurs supplémentaires participent à l'exploration des bassins, trous d'eau et gravières des environs. Mercredi, quatre spéléologues ont même été appelés en renfort afin de sonder les souterrains de la ville, dans lesquels le jeune garçon aurait pu s'égarer.


Les enquêteurs ne disposent pas plus de témoignages fiables que d'indices matériels. Les recherches s'étaient concentrées mardi sur le proche entourage d'Antoine: sa mère, son compagnon et le propriétaire du restaurant où la jeune femme travaillait. Mercredi après-midi, les gendarmes ont mené une nouvelle perquisition dans l'appartement et dans la cave du concubin de la mère d'Antoine. Samedi dernier déjà, des perquisitions avaient été menées, des ordinateurs et des papiers personnels saisis au domicile du propriétaire du restaurant le "Bon Croûton", considéré comme un "proche". Sans résultat. Des démarches nécessaires selon le procureur: "Si pour certains, il est désagréable d'être à nouveau entendus ou de subir de nouvelles perquisitions, c'est l'assurance pour eux que nous fermons des portes et à terme d'une éventuelle mise hors de cause", a ainsi précisé mardi soir le procureur de la République de Clermont-Ferrand.


Jeudi, un nouveau témoignage est venu s'ajouter. Il s'agit de celui d'une jeune fille de 16 ans, baby sitter occasionnelle de l'enfant, qui a rendu visite aux parents d'Antoine le 8 septembre. Elle aurait remarqué que le garçonnet était absent du domicile familial, et a selon ses dires été menacée par le compagnon de la mère d'Antoine. Un témoignage qui "n'apporte pas grand chose" selon le lieutenant-colonel Palayer: il "n'est pas neutre, il n'est pas inintéressant mais il n'y a pas d'élément déclencheur qui va permettre de résoudre l'enquête". L'inquiétude, elle, continue d'augmenter au fil des jours. Si le témoignage apporte un élément nouveau, Antoine reste introuvable, et l'incertitude la plus complète plane toujours sur les conditions et les motifs de cette disparition. Pas de quoi rendre le procureur optimiste. Jean-Yves Coquillat annonçait mardi soir que, sauf "coup de chance", il n'attendait pas "d'avancées dans les prochains jours". Pour mener cette enquête "longue et difficile", le magistrat a nommé un deuxième juge d'instruction.

Lundi 22 Septembre

Cela fait maintenant 11 jours qu'Antoine, 6 ans, a officiellement disparu de son domicile à Issoire, dans le Puy-de-Dôme. Les fouilles, les auditions et le porte-à-porte n'ont pour l'heure rien donné et le mystère reste entier sur le moment et les circonstances de la disparition du jeune garçon. Toutefois, révèle le Figaro dans son édition de lundi "un nouvel élément" est apparu la semaine dernière sur lequel la mère de l'enfant et son compagnon devraient être interrogés très prochainement.
 
Les techniciens en identification criminelle de la gendarmerie ont en effet détecté "deux petites traces de sang situées sur un mur de la chambre d'Antoine". Les analyses génétiques ont montré que ce sang est celui d'Antoine. Ces deux marques, indécelables à l'œil nu, ont été repérées grâce à l'utilisation d'un produit spécial, le luminol. "Compte tenu de leur petite taille, il est cependant difficile d'interpréter la signification de ces traces qui pourraient très bien provenir d'une blessure accidentelle ou d'un saignement de nez", relativise dans le Figaro le procureur de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat. Il s'agit "d'un élément d'enquête parmi d'autres", ajoute-t-il. Alexandrine, la maman d'Antoine, devrait à nouveau être entendu sur les multiples zones d'ombres que compte sa version des faits.

Un élément de plus,qui ressemble étrangement aux circonstances de la disparition de la petite Maddie...

Mercredi 24 Septembre

Huit personnes ont été placées en garde à vue mercredi vers 15 heures "à différents endroits de la région" . La mère de l'enfant et son concubin font partie des personnes interpellées, ainsi que des membres de leur entourage (qui ne sont pas des membres de la famille). Ils sont entendus par la section des recherches de la gendarmerie d'Auvergne.

Selon nos informations, des techniciens de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale se sont rendus mercredi au domicile de la mère d'Antoine, en sa présence. Ils seraient à la recherche de nouvelles traces éventuelles de sang. Ils en sont repartis avec notamment un seau et des outils.
 



Article ajouté le 2008-09-14 , consulté 25 fois

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