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Les sorcières :
Elles sont généralement vieilles, d'aspect sordide, elles marchent pieds nus, cheveux au vent et s'appuient sur un bâton et lancent de mauvais regards en marmonnant des mots mystérieux. chez elles ont trouvent des crapauds, des chouettes, des chats noirs, des chauves-souris et des serpents. Elles connaissent tous les secrets de la nature, les vertus des plantes et fabriquent leurs philtres avec les herbes qu'elles ramassent en prononçant des paroles mystérieuses et en faisant des signes étranges. A minuit pour aller au sabbat, elles se couvrent le corps d'huile de noisille, de graisse de vipère et autres plantes narcotiques puis elles sortent de chez elles par le trou de la cheminée (le jour du sabbat elles n'ont pas le droit de sortir par la porte) puis se rassemblent sur le clocher d'une église. Après avoir prononcé des paroles magiques, elles sautent à cheval sur des fourches, des manches à balai, des quenouilles puis s'élancent dans les airs.
Les meneux-de-loups :
Ce sont des hommes savants et mystérieux qui possèdent le secret pour apprivoiser et conduire les loups.
Le lupeux :
C'est un démon dont la nature n'a jamais été bien définie et dont l'apparence varie selon les localités. Il réside dans la Brenne.
Les fées :
Appelées aussi martes, fades ou marses dans le bas-berry. Vers La Châtre on les appelle dames ou demoiselles. On les trouve surtout sur les bords de la creuse, de la Bouzanne, de l'Anglin, du Porte-feuille.
La birette :
Sorte de fantôme particulier au Cher, qui, la nuit, parcourt les champs, couvert d'un suaire blanc. Les balles de fusil n'ont aucun effet sur elle à moins qu'on ne les ait fait bénir par le curé de la paroisse.
La grand'bête :
Sorte de chienne de la grosseur d'une génisse, qui suit, sans leur faire de mal, les passants attardés.
La hure :
Animal hideux, qui gravi la nuit contre les murs et si laid que l'on ne peut le regarder sans mourir de peur.
Les lavandières :
Elles hantent certains étangs où elles sont condamnées à tordre des langes sanglants. Ce sont des mères qui ont assassiné leurs enfants. Si ceux qu'elles poursuivent refusent de tordre leur lessive, elles les assomment et leur brisent les membres à coup de battoir.
Les lupins :
Bêtes diaboliques de la race des garous qui s'introduisent dans les cimetières pour ronger les ossements.
La cocadrille :
d'après G. Sand, a la forme d'un lézard qui répand la peste dans tous les endroits où elle passe. A l'épreuve des balles, elle prend des proportions effrayantes d'une nuit à l'autre.
La levrette :
Elle est généralement confondue avec la grand'bête . On la dépeint comme un animal affamé qui, la nuit , tantôt sous l'apparence d'un lièvreblanc, tantôt sous la figure d'une grande chienne blanche efflanquée, rôde à mauvaise intention, autour des bergeries, effraie et disperse le bétail. On essaie souvent de la tuer avec des balles que l'on a fait bénir le jour de la Chandeleur mais à chaque coup de fusil la levrette fait des bonds prodigieux, il semble que les balles ne servent qu'à activer son incroyable agilité. ( Laisnel de La Salle ).
Le follet :
Espèce de démon familier qui vient panser les chevaux dans les écuries. Il y a des chevaux qu'il aime et d'autres dont il a juré la perte. Ceux qu'il a pris en haine maigrissent à vue d'oeil et périssent malgré les soins apportés ; les autres sont toujours gras et luisants : le follet les soigne, les brosse. (A. Bernard 1923 )
Le casseu de bois :
Malheur à la ramasseuse de bois qui rencontre sur son chemin, l'homme de fer rouge ! Ravageant les arbres de la forêt, il ne permet pas que les humains profitent de ses dégâts. ( Le pays berrichon H. Lapaire )
Les flambettes :
Ce sont des esprits taquins et pernicieux. Dès qu'elles aperçoivent un voyageur, elles l'entourent, le lutinent et parviennent à l'exaspérer. Elles fuient alors, l'entrainent au fond des bois et disparaissent quand elles l'ont tout à fait égaré. ( Le pays berrichon H. Lapaire )
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